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CONCERTATIONS NATIONALES OU FOIRE DES CAMÉLÉONS

22/09/2013

CONCERTATIONS NATIONALES OU FOIRE DES CAMÉLÉONS !

La Paix sans le départ ou l’emprisonnement de Kabila et de Kengo-Lobitch est-elle possible? Notre réponse est NON. L'arrestation de Kabila et de son Caméléon Léon et la remise de l'impérium militaire sont les conditions nécessaires de la Paix en République Démocratique du Congo. La troisième condition est de mettre fin à la régionalisation et surtout à l'intégration des étrangers non identifiés, à la biographie et au casier judiciaires inconnus dans l'Armée. Les officiers de l'Armée et de la Police Nationales entre 1960 et 1996 étaient des soldats relativement bien connus dans leurs régions ou centres de formation. Les généraux comme Mulamba, Masiala, Bosango, Bumba, Tukuzu, etc., étaient des papas et des grands-frères que nous jeunes élèves de Luluabourg ou de Kinshasa avons connus au moment où ils étaient encore des sous-officiers ou officiers. Aujourd'hui, nous avons beaucoup de James Kabare dans l'Armée Congolaise.

Cette biographie de James Kabare devrait nous contraindre à prendre des mesures draconiennes pour prévenir contre l'espionage militaire et contre l'infiltration des forces ennemies au sein de notre Armée: James Kabarebe ou Kabare, officier rwandais, était chef d'état-major de l'Armée Rwandaise et il est depuis le 10 avril 2010, ministre de la défense du gouvernement rwandais. Réfugié rwandais, il grandit en Ouganda où il rencontre Salim Saleh, le frère de Yoweri Museveni. Mais avant de devenir Chef d'État-Major de l'Armée Rwandaise et Ministre de la Défense du Rwanda, il était en 1997, "Chef d'état-major de la République démocratique du Congo sous le régime de Laurent-Désiré Kabila".

La biographie se termine à la James Bond:
"Avec Laurent Nkunda et Salim Saleh il est suspecté d'avoir fomenté un coup d'État en 2006 au Burundi. En 1998 il organisa l'attaque contre les FARDC à Kitona au Bas-Congo dans le but de déstabiliser la République démocratique du Congo en contrôlant successivement la ville de Moanda, le barrage d'Inga plongeant Kinshasa dans le noir mais cette tentative échoua notamment grâce à l'intervention de l'Angola, la Namibie, le Zimbabwe mais surtout la population kinoise de Kimbanseke, Masina et Ndjili qui se sont battus à main nue contre les militaires rwandais à Kinshasa" (http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Kabarebe).

Peut-on se dire Congolais ou Congolaise responsable de la Vie et de l'Avenir de ses compatriotes et refuser de tirer des léҫons de ce Crime d'État? Certes, on peut dans l'esprit du panafricanisme intégrer les officiers étrangers, qui ont demandé officiellement et légalement la Nationalité Congolaise, dans l'Armée Nationale. Mais on ne peut pas leur confier les postes de commandement durant une période de guerre et aux frontières de leurs pays d’origine. On ne peut pas les obliger d'aller combattre leurs parents, leurs frères et sœurs qui occupent le territoire congolais. Kabila se moque du Peuple Congolais en confiant la défense du Congo contre les agressions ougandaises ou rwandaises aux officiers et soldats d'origine rwandaise ou ougandaise. C'est un acte de haute-trahison, une sorte de consécration de l'espionnage militaire et de la trahison de l'Armée et de la Nation que d'intégrer continuellement, pendant une période d'agression, les soldats originaires ou citoyens de pays agresseurs, dans l'Armée Nationale Congolaise. C'est contre toute logique de la défense et de la sécurité nationales.

Le Forum appelé « Concertations Nationales » est un Séminaire organisé par Monsieur Kabila et par Monsieur Kengo pour bavarder sur certaines questions socio-politiques non prioritaires. Son programme n’est pas différent de programmes d’autres symposiums ou d’autres séminaires organisés par les Congolais depuis l’an 2000. La biographie de Kengo et de Kabila montre qu'ils sont des "James Kabarebe". Ils ne peuvent en aucun occuper la tête des Institutions de l'État Congolais durant cette période où le Congo est aggressé par l'Ouganda, par le Rwanda et par Al-Kaida Est-Africain. La défense et la sécurité de la République Démocratique du Congo nécessite la mise en quarantaine des personnalités politiques et militaires (la police et la sécurité nationale comprises) aux biographies douteuses ou originaires des pays agresseurs. Kengo et Kabila, tous les deux amis et parents à James Kabarebe ne peuvent pas prendre part à des rencontres stratégiques ou à des réunions de l'État-Major de l'Armée Congolaise.

Les Caméléons de Léon parlent du Gouvernement de l'Union Nationale. Mais le Gouvernement Actuel n’est pas différent des Gouvernements que Kengo dirigeait à l’époque de Mobutu. C'est Kengo qui a trompé Mobutu. Le juriste Bilolo, mon homonyme, avait à l'époque démontré dans son Mémoire de Licence en Droit que Kengo et Mobutu étaient au-dessus de la Constitution. Kengo est responsable de l'échec politique de Mobutu. Kengo est responsable de l'échec politico-militaire de Kabila. Kengo est responsable de l'impuissance du Sénat Congolais.

La crise congolaise n'est pas une crise gouvernementale. Elle est une crise de l'État. kengo et Kabila ont tué l'État Congolais à la grande satisfaction de nos ennemis. Les Ministres sont compétents, mais sans moyens et sans pouvoir réel de décision. Leurs cabinets sont souvent sans courant électrique, sans climatiseur et sans téléphone. Aussi longtemps que Kabila et Kengo régneront par défis et par la force des armes, il n’y aura aucun changement politique au Congo.

La question de la légitimité des institutions actuelles et celle de l’impérium du Président Élu, Son Excellence Tshisekedi wa Mulumba ne sont pas au cœur du Forum des Caméléons de Léon. Au contraire, Monsieur Kengo veut donner l’impression que les Congolaises et les Congolais acceptent Kabila comme « leur Président » et que Kabila ne serait pas co-responsable de la tragédie humaine de l'Est, avec plus de 6.000.000 des morts du côté congolais. L’Ordonnance de Kabila n’engage que les Kabilistes et les autres prédateurs. Ce Marché des Caméléons Kabilistes, réunis pour marchander les sièges ministériels et pour hypothéquer l’avenir du Congo, n’engage en rien le Peuple Congolais.

Les conclusions et recommandations de la Conférence Nationale Souveraine sont encore d’actualité. Elles sont incontournables.

Le Président de la République, Son Excellence Tshisekedi wa Mulumba, est en résidence surveillée à Kinshasa-Limete. La Paix Nationale passe par l’imperium militiæ pour le Président Tshisekedi, c’est-à-dire par le « pouvoir de convoquer le peuple et de lever les armées, de commander en vue de la défense et de la sécurité de la cité » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Imperium).

Le Congo n’a pas besoin des « Concertations des Caméléons sous la direction de Léon », mais il a besoin des « Concertations des Officiers véritablement Congolais de l’Armée Nationale et de la Police Nationale» afin de remettre le pouvoir de commandement militaire à Monsieur Tshisekedi wa Mulumba. Cet acte ne nécessite pas une prise d’armes. Il nécessite la reconnaissance officielle du Président Élu par le Peuple, Son Excellence Tshisekedi wa Mulumba.

Les Officiers Congolais qui ont juré de défendre le Congo au prix de leur sang et de leur vie doivent se concerter publiquement et prendre position. Leurs collègues égyptiens ont pris position à deux reprises contre les dérapages politiques. Tous les Officiers Congolais connaissent les précautions sécuritaires à prendre au sein et à la tête des Institutions de l’État lorsqu’un pays est agressé par ses voisins. L’information est la clef de toute victoire. On ne peut pas défendre un pays en jouant avec l’information et en utilisant les services téléphoniques contrôlés les ennemis du pays. Nous ne pensons pas que les Officiers Congolais ont appris dans les Académies Militaires de l’Angleterre, de la France, de la Belgique, des USA, de l’Allemagne ou d’Israel, que la meilleure stratégie de gagner la guerre les terroristes ou contre les nations terroristes serait de placer les leaders de ces groupes terroristes et les personnes aux biographies obscures à la tête des Institutions de l’État, à la tête de la Police Nationale, à la tête des Services de renseignement et des Forces Armées Nationales. Le Congo est agressé. Les enfants sont violés et mutilés. On parle de 6 à 8 millions des victimes de 1996 à ce jour et les soldats congolais laissent jusqu’à ce jour l’impérium militaire dans les mains des James Kabarebe !

A quoi sert l’Armée Nationale si celle-ci laisse les terroristes civils et militaires, laisse les ennemis continuer non seulement à tuer, à violer, à piller, mais aussi à prendre les Institutions de l’État en otage ? Tous ces soldats, tous ces sous-officiers et officiers, seraient-ils incapables de mettre Kabila à la porte pendant que les enfants contraints à augmenter les rangs des terroristes étrangers ou nationaux parviennent à faire fuirà l’Est du Congo les officiers issus de grandes académies de l’OTAN ? L’Armée Nationale Congolaise aurait-elle encore sa raison d’être ? Peut-elle encore justifier ses dépenses lorsqu’elle se laisse ridiculiser et traîner dans la boue par les James Kabarebe, répondant au nom de Kabila ou de Kengo ? L’Armée Nationale Congolaise peut-elle encore justifier sa raison d’être pendant lorsqu’elle laisse, dans cette période de guerre d’agression, les incapables, les traîtres et les terroristes étrangers occuper les Institutions de l’État (Président, Gouvernement, Justice) ainsi que les postes de commandement au sein de la l’Armée, de la Police et des Services de Renseignement ? Peut-être nous faudrait-il introduire une structure fédérale au sein de l’Armée en créant une Armée du Bas-Congo, une Armée de Bandundu, une Armée de l’Équateur, une Armée de la Province Orientale, une Armée de Kivu, une Armée du Katanga et une Armée du Kasayi-Manyema.

Peut-être nous faudrait réactiver les divisions militaires du 17ème siècle en créant trois régions militaires :
1. Armée Nationale du Kongo (Bas-Congo et Bandundu),
2. Armée Nationale de Makoko (Équateur, Province Orientale et Nord-Kivu) et
3. Armée Nationale de Matamba (Kasayi, Katanga, Maniema, Sud-Kivu)

Ces régions militaires ne seront pas sous le commandement du Chef de l’État ou du Premier-Ministre, mais sous le Commandement des Conseils Régionaux, supervisés par les Rois du Kongo, de Makoko et de Matamba.

Nous devons réorganiser la Défense du Territoire de la Fédération Congolaise.

Dans ce même ordre d’idées, le soldat Kabila doit comprendre qu’il est temps de se soumettre à la Volonté du Peuple Congolais. Ce Peuple Souverain exige qu’il cesse de prendre l’Institution Président de la République en otage. Qu’il se retire. Le Congo aura besoin de lui comme témoin, comme acteur et comme gardien des secrets d’État de ces 15 dernières années. On peut continuer à servir l’Afrique à partir d’une prison. Les prédateurs n’ont aucun intérêt à ce qu’il y ait transmission des archives et des secrets d’État d’un Chef d’État à l’autre. Ils veulent détruire la mémoire historique et les archives de la « coopération » en vue de pouvoir réitérer les mêmes promesses et les mêmes pratiques. Notre pays a besoin de ces témoins et acteurs qui se sont laissés tromper plus d’une fois et qui connaissent les astuces de tous ces marchands des illusions amicales, politiques, économiques et militaires.

La place de Kengo est en prison et non à la tête d’une institution de l’État Congolais.

Le Peuple Congolais ne veut pas de Remaniement Ministériel. Ce n’est ni une solution à cette crise politique ni une priorité. Les scientifiques qui sont au Gouvernement sont des amis, sortis de mêmes écoles que nous tous. Ce sont les caméléons comme Léon. Les membres du prochain gouvernement ne seront ni plus intelligents ni plus malins qu’eux. C’est le système politique qu’il faudrait changer. Il faut mettre fin au système présidentiel et à la main-mise du Président de la République sur l’Armée, sur le Gouvernement, sur la Justice et sur la nomination des Gouverneurs.

Le peuple Congolais exige le départ de Kabila, de Kengo et de Malu-Malu. L'Abbé Malu-Malu doit comprendre qu'il est responsable des fraudes électorales de 2006 et du sang qui a coulé à la suite du Coup d'État contre Bemba. L'Abbé Malu-Malu a trahit le Congo et il est co-responsable de ce sang qui continue à couler au Congo jusqu'à ce jour. Le Peuple Congolais n'acceptera jamais les résultats des élections supervisées par Malu-Malu. Il n'acceptera pas non plus les résultats du recensement supervisé par Malu-Malu. La crise politique de 2016 est planifiée par les Kabilistes. Il n’y a qu’une prise de position des Forces Armées Congolaises contre la haute-trahison qui peut mettre fin à la réitération de ces comédies électorales.

La Société Civile Congolaise à l’Étranger demande au Peuple Congolais de ne pas se laisser distraire par les caméléons de Léon, par un remaniement ministériel ou par l'activisme de Malu-Malu. Il doit tout faire pour mettre les responsables de cette tragédie humaine, de ce congocide, en prison. La FOIRE DES CAMÉLÉONS DE LÉON ET DE KABILA est un ballet des prédateurs et des congocidaires qui dansent pour cracher sur leurs victimes, sur le Peuple Congolais. Ces caméléons de Léon et de Kabila dansent devant les caméras en buvant le sang et les larmes des enfants et des mamans du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de la Province Orientale, de l'Est du Katanga.

Ce Peuple Congolais, abandonné à son triste sort, ne veut entendre de Kabila que cette phrase :
« Moi, Kabila, j’ai pris la décision de me retirer de la politique congolaise le 24 novembre 2013 et de reconnaître Monsieur Tshisekedi wa Mulumba comme le Président Élu et le Président Légitime de la République Démocratique du Congo ».

Dr. Mubabinge Bilolo
Cellule Stratégique de la Société Civile Congolaise à l’Étranger
Premier-Ministre du Gouvernement Congolais en Exil