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De ses origines cachées à son accession au sommet de l'Etat : l'ascension du Sphinx

14/06/2007

INTRODUCTION
Le combat que mènent inlassablement les patriotes congolais au sein de l’APARECO pour la libération de la République Démocratique du Congo de toutes les formes d’occupation et d’exploitation est un combat noble et juste. Cependant, certains puissants lobbies politiques et financiers d’Occident et d’Afrique altèrent chaque jour le noble sens de ce combat. Et tout cela dans le seul but de protéger leurs intérêts sordides dans notre pays, la RDC.
C’est pourquoi, le bref récit que nous vous présentons a pour but de jeter la lumière sur les nombreuses zones d’ombres qui cachent l’identité des hommes qui ont préparé dans l’obscurité l’invasion du Zaïre. Ce récit a pour but de montrer la profondeur et la finesse du mécanisme diabolique des liens secrets qui ont toujours existés entre Paul Kagamé et Joseph Kabila, et d’expliquer comment leur fonctionnement a permis de réaliser la plus grande imposture de l’histoire politique de l’Afrique. Ce récit retrace donc le chemin tortueux de l’ascension sanglante d’un homme énigmatique aux origines douteuses et aux intentions nuisibles.
Son histoire et ses origines n’auraient certainement intéressé personne s’il n’avait été qu’un quidam.
Mais malheureusement, il s’agit ici d’un homme aux origines énigmatiques et aux identités multiples, et qui ressemble étrangement au Sphinx de la mythologie grecque mais qui, contrairement à ce monstre, détruit toute personne qui tente de résoudre l’énigme de son identité propre. Il s’agit ici d’un homme que le hasard de l’histoire a glissé entre les mains d’une puissante alliance politico-mafieuse qui a décidé de déstabiliser tout un pays et tout un peuple pour disposer de ses terres et de ses richesses. Il s’agit ici d’un pion stratégique que les
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puissants lobbies politiques et financiers à travers le monde ont unanimement choisi d’utiliser pour soumettre un peuple et piller impunément ses ressources du sol et du sous sol. Il s’agit ici d’un agent double, formé et soutenu par le chef de l’état rwandais, et qui a été infiltré dans les structures militaires et politiques de notre pays la RDC jusqu’à occuper le poste hautement vital de président de la République.
Et chaque fois que l’élite congolaise et son peuple essaient de relancer le débat sur cette problématique capitale de la nationalité de Joseph Kabila, les puissants mentors et protecteurs qui l’ont fabriqué et mis sur orbite utilisent les médias internationaux qu’ils contrôlent à gré pour crier à la «xénophobie», au « discours de la haine », à « l’extrémisme » ou encore à la «congolité», néologisme inventé comme épouvantail pour faire peur aux Congolais.
Voilà pourquoi l’APARECO a décidé de ne pas jeter l’éponge comme la plus part des formations politiques en RDC, mais de mener jusqu’au bout, aux côtés du peuple congolais, le combat de la souveraineté, de la vérité et de la justice !
Voilà pourquoi l’APARECO publie ce récit qui invite toute la Communauté internationale à considérer attentivement les scènes macabres de l’injustice et de l’imposture qui se déroulent actuellement en RDC et que certains lobbies financiers et politiques essaient de couvrir pour cacher les horreurs qui s’y commettent chaque jour.
Ce récit ne présente qu’une infime partie de nombreux témoignages écrits ou vidéos venants de plusieurs sources vivantes :
• Les officiers et certains éléments Kadogos qui ont démarré la guerre en 1996, et qui ont ainsi pu côtoyer Joseph Kabila à ses débuts.
• Les officiers rwandais de l’APR en exil dont certains ont connu Joseph Kabila lors de sa formation en 1995 dans les centres militaires rwandais.
• Les officiers de Forces Armées Zaïroises qui ont été témoins oculaires de certains crimes et dont certains étaient même sous le commandement des victimes.
• Les membres des familles des victimes dont certains ont réuni des preuves accablantes et ont entrepris des actions en justice qui sont restés évidemment sans suite.
• Les rapports secrets des services spéciaux civils et militaires de la République Démocratique du Congo.
• Les rapports confidentiels de certains prisonniers et condamnés à mort dont le procès de l’assassinat de Laurent désiré Kabila (Une dizaine parmi eux ont réussi à s’enfuir et se trouve actuellement en dehors des frontières nationales).
Il est évident que pour des raisons de sécurité de ces personnes, nous avons tenu à garder leurs identités secrètes en attendant les jours meilleurs où, un procès équitable pourra voir le jour en vue de connaître la véritable identité des vrais auteurs de l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila.
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I. LES ORIGINES CACHEES DE JOSEPSH KABILA
1. Ses origines :
Joseph Kabila, de son vrai nom Joseph KANAMBE est né le 4 juin 1971 d’un père rwandais du nom de Christopher KANAMBE et d’une mère rwandaise nommée Marcelline MUKAMBUKUJE.
Son père fut un opposant à l’ancien président rwandais Juvénal HABYARIMANA. Il fit connaissance avec Laurent Désiré KABILA, opposant à l’ancien président zaïrois MOBUTU, dans les maquis des montagnes à la frontière rwando-zairoise, où ils luttaient contre leurs ennemis communs :MOBUTU et HABYARIMANA.
Après la mort de son ami Christopher Kanambe en 1977, LD Kabila épousa sa veuve Marcelline et adopta ses deux enfants jumeaux en bas âge, une fille et un garçon : Jenny KANAMBE et Joseph KANAMBE.
2. Une Jeunesse délaissée :
LD Kabila qui avait plusieurs épouses (plus de 13 connues) et plusieurs enfants (plus de 25) qu’il avait eu dans son maquis, n’avait que peu de temps à consacrer à leur éducation. Ainsi n’ayant pas pu pousser ses études au delà du niveau secondaire, le jeune Joseph Kanambe, pour survivre, fut contraint d’exercer plusieurs métiers dont celui de taximan, de barman et de mécanicien dans les villes de Dar- es-Salaam et de Kigoma en Tanzanie.
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En effet, son « père adoptif » LD Kabila a vécu avec toute sa famille en exil en Tanzanie pendant la période de son enfance et de son adolescence. Il a plus passé son temps d’exil dans le trafic de l’or et de diamant plutôt qu’à combattre le régime de MOBUTU. Ce qui le menait souvent à sillonner les forêts et les montagnes de la Tanzanie, du Burundi, du Rwanda et de l’Ouganda, pour exercer son commerce frauduleux.
4. Retour au pays natal
En 1995, Joseph Kanambe décida de regagner sa terre d’origine le Rwanda, où il fut accueilli par son oncle James KABAREBE, Colonel et chef des services de renseignement de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR), qui le loge chez lui.
Dans un premier temps, Kabarebe trouvera à son neveu un job comme « boy chauffeur », autrement dit assistant chauffeur d’un camion de transport de marchandises à Kigali, avant de le prendre comme son propre chauffeur.
En 1996, lorsque les Américains ouvrent leur base de formation militaire pour préparer l’invasion du Zaïre, Paul Kagamé désigne le Colonel James Kabarebé comme Chef des opérations militaires et responsable du « Dossier Zaïre ». Il supervise le recrutement et l’instruction des nouvelles recrues de la base militaire. C’est alors qu’il en profite pour inscrire son neveu Hyppolite Kanambe au centre de formation, pour l’incorporer ensuite dans l’opération de l’invasion du Zaïre en cours de préparation.
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II. LA MARCHE VERS LE POUVOIR
1. Le plan machiavélique de Paul Kagamé : déstabiliser la RDC en vue de son occupation et de son annexion
L’accession de joseph Kabila à la magistrature suprême en République Démocratique du Congo constitue le couronnement d’un plan machiavélique savamment conçu par le « cerveau », Paul Kagamé, et méticuleusement exécuté par son complice Joseph Kabila, sous les directives et avec l’aide de son oncle et mentor James Kabarebe.
L’objectif final est d’avoir à long terme une mainmise sur le fonctionnement des structures de l’Etat congolais au sommet, dans le but de réaliser progressivement le plan d’occupation et d’annexion des territoires visés et programmés dans les provinces du Kivu à l’est de la République Démocratique du Congo.
Car en contrôlant le pouvoir politique et militaire à Kinshasa par le biais d’un complice très haut placé, Paul Kagamé estime disposer de suffisamment de marge de manoeuvre pour pérenniser la crise dans la région des Grands Lacs en vue de faciliter la réalisation du plan.
Car, Paul Kagamé est très conscient du fait qu’un Congo fort et stable, avec une armée forte et dissuasive constitue un sérieux obstacle, voire un danger aux projets machiavéliques qu’il nourrit depuis plusieurs années contre la RDC. Et après avoir déclenché l’opération de la déstabilisation de la RDC en provoquant les
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deux guerres, il sait que le règlement de la crise congolaise sonnerait le glas de son pouvoir au Rwanda et mettrait inévitablement en lumière son implication directe dans les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés contre les populations congolaises et contre les réfugiés hutus rwandais décimés en RDC par les troupes rwandaises de l’APR, alliés de l’AFDL.
2. La stratégie du « Cheval de Troie »
Pour parvenir à ses fins, Kagamé avait conçu un plan dont tout le génie résidait dans la stratégie du «Cheval de Troie». Elle a consisté à introduire des Rwandais, sous l’identité des Congolais, dans le corps expéditionnaire des coalisés et alliés de l’AFDL de LD Kabila, pour contrôler les institutions politiques et militaires de la RDC. C’est dans ce contexte qu’un nombre important de cadres politiques et militaires rwandais avaient affiché ostensiblement leur fausse identité congolaise. Parmi eux on se souviendra du cas le plus cocasse de… James Kabarebe que Kagame imposa à Laurent Désiré Kabila comme Chef d’Etat Major de l’Armée congolaise en 1997 et 1998. Et beaucoup de gens ont oublié ou n’ont pas remarqué que ce soit dans ce même lot que Joseph Kabila a été imposé à Laurent Désiré jusque dans le coeur même du système de son pouvoir pour mieux le contrôler d’abord, pour l’affaiblir ensuite, et pour l’achever à la fin.
Personne n’est en mesure de comprendre aujourd’hui la subtilité du fonctionnement du mécanisme de complicité entre le trio Kagamé, Kabarebé et J Kabila, tant qu’elle n’a pas compris la stratégie mise en place par les deux premiers pour permettre l’élimination sur le chemin de l’ascension de Joseph
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Kabila au sommet du pouvoir en RDC de toutes les personnes civiles et militaires qui constituaient soit un obstacle, soit une menace pour atteindre cet objectif final.
C’est pourquoi, il est indispensable de connaître les détails cachés de l’ascension de ce sphinx dont le calme et la douceur apparentes contrarient terriblement avec la férocité dont il fait montre pour exterminer ses adversaires réels ou supposés.
3. Les étapes successives de l’ascension du Sphinx
Tout commence en 1996, soit quelques semaines après le déclenchement de la guerre des coalisés de l’ AFDL contre le Zaïre de Mobutu, lorsque Laurent Désiré Kabila est recruté par le président ougandais Yoweri Museveni et présenté à Paul Kagamé (avec la bénédiction des Etats-Unis) pour chapeauter la « rébellion zaïroise ».
Lors de la présentation de LD Kabila à Paul Kagamé, celui-ci est plutôt déçu du look de son hôte qui n’avait selon lui aucune allure d’un combattant, moins encore d’un militaire pour conduire cette importante expédition militaire au Zaïre. Devant les réserves et les inquiétudes de Paul Kagamé, James Kabarebe le rassure en lui proposant la formation accélérée par les services spéciaux rwandais de son neveu Joseph qui, (cela tombe bien), est proche du nouveau patron de la « rébellion » qui n’est autre que son père adoptif…
Ainsi Joseph Kabila apparut comme l’homme providentiel qui allait désormais servir de « soupape de sécurité » et de « garde fou » aux côtés de Laurent Désiré Kabila. Il serait en même temps le gardien des intérêts du Rwanda, autrement dit, les yeux et les
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oreilles de James Kabarebé qui était en réalité le « patron direct » de LD Kabila.
Pour lui permettre de mieux remplir sa mission auprès de LD Kabila, le Colonel Kabarebe enverra son neveu Joseph en formation accélérée d’officier de renseignement (O.R.) dans le centre de formation des services de renseignement de l’Armée rwandaise.
A partir de cet instant, le processus de son infiltration dans le coeur du dispositif de l’AFDL et autour de LD Kabila connaîtra une forte accélération.
En effet, après un bref stage de rodage en tant que aide de camp de son oncle James Kabarebe, (question pour lui de se familiariser au « dossier Zaïre », de connaître son nouveau pays d’attache et d’intégrer les instructions et les objectifs de sa mission auprès de LD Kabila), Hyppolite Kanambe fit sa première apparition officielle aux côtés de LD Kabila qui le présenta comme son collaborateur, après la chute de la ville de Kisangani en mars 1997.
A ce stade de sa mission, sa tâche consistait à centraliser et à filtrer toutes les audiences de LD Kabila et à en faire rapport quotidiennement à son chef direct Kabarebe, à la haute attention du « Boss », entendez Paul Kagamé. Pour ce faire, James Kabarebé avait enjoint personnellement LD Kabila et les officiers de sécurité rwandais autour de lui, de n’organiser aucune audience sans la présence de Hyppolite Kanambe et l’associer à toutes ses audiences sans exception pour prendre des notes !
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C’est aussi à partir de l’étape de Kisangani que Joseph Kabila commence à assumer ses responsabilités militaires en tant que chef des services de renseignements militaires de M’Zee. C’est ainsi qu’il dirigea sur ordre de James Kabarebe le massacre des centaines de milliers de réfugiés hutus dans cette région.
Après la chute de la ville de Lubumbashi en avril 1997, les coalisés engagent la marche finale vers la capitale Kinshasa. Pressé par les événements et sommé par Paul Kagamé et James Kabarebe de présenter Joseph comme son fils, LD Kabila obtempère. Ceux qui l’avaient connu jusque là sous l’appellation de « Commandant Hyppo » entendront pour la première fois LD Kabila l’appeler lors d’un entretien « Joseph Kabila », et le désigner comme « son fils ». Une étape capitale du processus venait ainsi d’être franchie !
C’était la condition imposée à LD Kabila par Kagame, avant qu’il ne soit autorisé à s’autoproclamer Président de la République Démocratique du Congo ! L’offre de Kagamé valait tout son pesant d’or, pour la simple raison que les Américains s’opposaient à la désignation directe de LD Kabila à la tête du Zaïre. La C.I.A. possédait un dossier très lourd avec des contentieux importants contre leur nouvel allié de circonstance ! Et Kagamé savait que LD Kabila était bien au courant de cette attitude américaine à son égard. Raison qui amena M’Zee à rompre quelques mois seulement après, les contrats juteux qu’il avait conclu avec les sociétés américaines originaires de Kansas ! Ce qui lui coûta plus tard la vie.
En avril 1998, James Kabarebe promu chef d’état-major général des Forces Armées Congolaises (FAC), propose à LD Kabila d’envoyer son « fils » Joseph en formation militaire en
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Chine, pour quelques mois. Mais pendant son séjour en Chine, le climat des relations entre le Rwanda et LD Kabila ont commencé à se détériorer rapidement. En bon stratège, Kabarebe décida de faire revenir rapidement son joker au cas où… Ainsi, dès son retour précipité de Chine et sur proposition de James Kabarebe, « Kabila junior » fut bombardé au grade de Général Major et se vit confier la fonction de commandant en chef des forces terrestres des FAC ! Il redevint ainsi le bras droit de… James Kabarebe au sommet des FAC !
4. La démarcation de façade d’avec Kagamé Et Kabarebé
Peu de temps après l’installation officielle de LD Kabila au pouvoir à Kinshasa, les Kinois découvrent avec horreur la supercherie : la fameuse « guerre de libération » cachait plutôt une horrible invasion rwandaise. Les militaires rwandais de la coalition qui se comportaient dans la capitale congolaise comme en territoire conquis heurtèrent l’orgueil des Congolais et les agacèrent de plus en plus. La grogne monta et la pression populaire s’exerça sur LD Kabila, lui-même exacerbé par l’arrogance de l’aréopage rwandaise qui avait envahi tous les secteurs du pouvoir politique et militaire du pays.
Du coup, les relations de confiance entre LD Kabila et ses mentors rwandais se gâtèrent. Le M’Zee acculé par son peuple qui réclame le départ des « envahisseurs rwandais » commença à manifester les premiers signes d’énervement.
Cette situation n’échappe pas au fin stratège qu’est James Kabarebe qui alerte immédiatement son chef Kagamé. Les deux hommes décident de passer rapidement à la phase supérieure de leur
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plan : James Kabarebe transmet donc immédiatement les instructions du plan à Joseph Kabila et l’informe qu’il devenait à partir de cet instant le pion majeur du plan rwandais en RDC. Il le prévient du retrait imminent et stratégique de la RDC des troupes et des cadres politiques d’expédition rwandaise. Mais quant à lui (Joseph Kabila), il devait stratégiquement se démarquer (en apparence) du Rwanda et de ses intérêts pour mieux gagner la confiance de LD Kabila et se rapprocher de plus en plus de lui, en faisant jouer pleinement la corde sensible de «fils» adoptif. Il doit pour cela feindre de prendre fait et cause pour son « père » LD Kabila, contre les rwandais !
Dès cet instant, Joseph Kabila entreprit un rapprochement systématique avec le colonel Katangais Eddy Kapend (très proche de LD Kabila), puis avec le Général Anselme Masasu, le leader naturel des militaires congolais originaires du Kivu. Le rapprochement avec ce dernier lui vaudra une grande confiance de son « père » qui lui confiera le rôle d’intermédiaire entre lui et les militaires congolais originaires du Kivu, dont il vient de gagner la confiance grâce à son amitié à Masasu.
Et quand survint la brouille entre LD Kabila et ses ex-alliés rwandais et ougandais en juin, juillet et août 1998, Joseph Kabila se rangera, conformément à la stratégie préalablement établie et selon les instructions de Kigali, du côté de son « père ». Ce geste alla droit au coeur de LD Kabila qui l’apprécia à sa juste valeur… !
Voilà comment le piège rwandais se referma sur LD Kabila sans qu’il ne puisse en prendre réellement conscience. Il sera ainsi manipulé par ses propres ennemis qui l’utiliseront,
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lui-même, comme nous allons le voir, pour leur ouvrir la voie royale à son assassinat et à la prise du pouvoir en RDC.
5. Elimination systématique de plusieurs officiers militaires congolais qui gênaient l’ascension vers le pouvoir
En août 1998, après l’invasion ratée de Kinshasa par les troupes rwandaises et la chasse à l’homme qui s’en suivit, Joseph Kabila reçut de Kigali l’ordre de nettoyer son chemin et son entourage de tout élément nuisible ou gênant pour accélérer l’exécution du plan final.
Pour faciliter cette mission délicate, James Kabarebé mit à la disposition de Joseph Kabila l’infrastructure des services de renseignement militaire rwandais pour lui fournir des fausses pièces d’accusation dont il se servait pour incriminer les officiers militaires congolais ciblés pour l’élimination. Parallèlement, sa propre position privilégiée auprès de LD Kabila désormais convaincu de l’attachement sincère de son «fils» lui procurait une arme supplémentaire très puissante contre ses victimes !
Fort de ces atouts, Joseph Kabila entame alors un parcours sanglant, digne d’un « serial killer ». Pour chacun de ses forfaits, Il sait qu’il peut compter sur l’expertise de ses mentors rwandais qui se chargent chaque fois de lui fournir les « éléments à charge » authentiques, qu’il présente à son « père », en prétendant les avoir soutirés des services rwandais grâce à ses réseaux de renseignement. La présentation des «pièces à conviction» provenant des officines rwandaises provoquait presque instantanément de la part de LD Kabila la sentence de mort à
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l’endroit des pauvres officiers «traîtres». Le Général Anselme MASASU fut la première victime connue à faire le frais de cette mascarade machiavélique !
a) L’assassinat du général Anselme MASASU
Dans sa position stratégique de «Chef d’état-major des Forces terrestres », et dans son rôle d’intermédiaire entre LD Kabila et les militaires congolais originaires de l’Est, Joseph Kabila avait reçu du M’Zee la charge d’acheminer au « Front Est » l’aide logistique que son « père » remettait pour soutenir les combattants (Mai- Mai) pour contrer l’agression de ses anciens alliés Rwandais devenus ses pires agresseurs après août 1998.
Mais malheureusement, des grandes quantités de cette aide logistique étaient régulièrement détournées par Joseph Kabila au profit des troupes rwandaises. Les Kadogos commis au service de Joseph Kabila finirent par découvrir sa trahison et décidèrent d’alerter leur leader naturel Masasu. Ulcéré par cette révélation sur la supercherie de celui qu’il croyait être son « frère et ami », Masasu décida de lui demander des explications. Mal lui en prit puisqu’il signa par cette démarche, son arrêt de mort, bien que Joseph Kabila le rassurât gentiment et rejetât en bloc toutes les accusations et toutes les suspicions contre lui.
Mais après leur entretien, craignant d’être dénoncé par Masasu auprès du président LD Kabila, Joseph Kabila actionna immédiatement son système de mise à mort pour prendre Masasu de vitesse. A sa demande urgente, Kabarebé lui fit parvenir un faux vrais document officiel, avec l’en-tête des services de renseignement rwandais, dans lequel Masasu
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apparaît comme collaborant avec les autorités rwandaises et préparant l’élimination physique imminente du président congolais !
Devant ces « preuves irréfutables » de haute trahison, Joseph Kabila décrocha facilement le feu vert de son « père » pour l’exécution sans procès du général Anselme Masasu. C’est ainsi qu’il fut livré par le M’Zee à son meilleur «ami» Joseph, avec huit autres officiers congolais de grande valeur impliqués dans le document rwandais comme complices. Ainsi, les neuf compagnons d’infortune furent tous massacrés sauvagement à Kantonia près de Puéto, sous le regard glacial de Joseph Kabila.
Après la mort de Masasu, Joseph Kabila déclencha une véritable purge au sein de l’armée pour en éliminer toutes les « taupes » de Masasu et tout autre témoin gênant pouvant révéler ou ébruiter son secret. Cette situation provoqua un exode massif des jeunes soldats et officiers, dont la plus part étaient les « Kadogos » originaires du Kivu. Heureusement, certains ont réussi à rejoindre l’Europe et ont pu ainsi livrer leurs témoignages. Tandis que plusieurs autres furent rattrapés dans leur tentative de fuite et furent exécutés sans autre forme de procès.
Dans sa folie meurtrière, Joseph Kabila sacrifia plusieurs autres brillants officiers congolais pour atteindre son objectif final. Nous épinglons ci-dessous les quelques cas les plus connus pour illustrer son sombre parcours.
b) Le cas du commandant Martin TSHIMANGA MBIE.
Il assumait la fonction de Secrétaire Général de la Logistique et Approvisionnement militaire des FAC quand il
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connut une mort violente dans sa chambre à coucher la nuit du 23 au 24 novembre 1999 à Kinshasa.
Nommé à ce poste en novembre 1998 par le général François OLENGA, le commandant Tshimanga Mbie avait pour mission d’acheminer le matériel militaire destiné aux troupes gouvernementales sur les différents fronts à l’intérieur du pays.
Mais curieusement, les généraux Olenga et Joseph Kabila changeaient en dernière minute la destination officielle et lui ordonnait d’aller livrer ce matériel militaire aux troupes ennemies.
Tel fut, à titre d’exemple, les cas qui se produisit en août 1999 lorsque le Commandant Tshimanga reçut l’ordre de se rendre en mission à Mbuji Mayi pour ravitailler les troupes des Forces Armées Congolaises au front. En dernière minute, il reçut l’ordre du général Olenga de déposer ce matériel et médicaments à LUBAU au CABINDA, où étaient basés les troupes rwandaises !
Ne pouvant plus supporter la traîtrise de ses supérieurs, le Commandant Tshimanga Mbie décida de les dénoncer au chef de l’Etat LD Kabila auprès duquel il sollicita une audience. Prévenus par leurs hommes placés autour du président de la République, Joseph Kabila et François Olenga le prirent de vitesse. Un escadron de la mort le rattrapa et l’exécuta froidement dans sa chambre à coucher, avant qu’il eut joint LD Kabila.
Ce cas est le mieux connu, parce que la famille de la victime a ameuté toutes les autorités judiciaires de la RDC et une plainte fut déposée auprès d’elles. Plusieurs requêtes ont été adressées aux autorités politiques et judiciaires à travers le monde parmi lesquelles le
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Roi des Belges dont le cabinet avait accusé réception de la requête sans plus !
c) L’exécution des trois généraux ex-FAZ
A l’instar du Commandant Tshimanga, trois officiers généraux ex-FAZ de très grande valeur ont subi le même sort. Ces officiers, malgré leur appartenance aux Forces Armées Zaïroise sous Mobutu, étaient très appréciés de LD Kabila pour leur grande valeur et compétence. Ils commandaient tous les trois les opérations militaires au front. Ayant constaté après enquête que le matériel de guerre leur envoyé au front était systématiquement détourné par Joseph Kabila, ils étaient sur le point d’alerter le président LD Kabila de la grave supercherie et de la haute trahison dont il était victime de la part de son « fils » lorsqu’ils furent happés par la machine impardonnable de Joseph Kabila. Un faux vrai document des services rwandais faisait d’eux des dangereux «traîtres» au profit du Rwanda pour éliminer le président LD Kabila ! Mais la réalité était que ces trois officiers étaient à la fois une menace et un obstacle à Joseph Kabila pour le bon déroulement de sa mission et pour atteindre l’objectif de celle-ci.
Ainsi, Joseph Kabila, après avoir reçu l’autorisation de son « père », procéda à l’exécution de ces trois braves officiers généraux à ANKORO en 1999. Il s’agit notamment du :
-général de division MULIMBI MABILO
-général de brigade BEKAZWA BAKUNDULU, n° mecano 004142X
-général de brigade NGWALA
Mais l’aspect cynique de cette opération faisait que Joseph gagnait chaque fois en confiance : plus il dénonçait des « traîtres » et des « taupes » de grande valeur, plus il gagnait la confiance
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de son « père » qui croyait avoir à affaire à la droiture et au dévouement d’un digne «fils». Brutus a enfin vu son record battu au Congo !
d) Une longue série d’officiers assassinés
Il nous faudrait tout un livre pour décrire tous les témoignages des témoins oculaires qui ont assisté ou participé à des nombreux assassinats de centaines de milliers de soldats congolais au front et à Kinshasa par Joseph Kabila, soit comme chef de services de renseignement militaire de M’Zee, soit comme chef d’état-major des Forces terrestres des FAC.
Mais nous ne pouvons pas ne pas citer quelques cas d’officiers très connus qui furent assassinés à Kinshasa après l’invasion ratée de 1998/99 :
-Le colonel TSHEKE MUAKA MANKETE, n° mecano 162262E, ancien commandant du Centre Supérieur Militaire (CSM) pendant la 2ème République,
• Le colonel NTONDELE MITHAY, n° mecano 170472R
• Le colonel KAJUBA SELENGE MADUWA, n° mecano 161982N
• Le colonel VONDI NZITA
• Le colonel NDOMA MUTEKE
A cette longue liste il faut ajouter d’autres officiers tués en 2006, dont la plupart par empoisonnement. Il s’agit notamment des colonels : NZALE PAPEDOA, NYASWA, KATALIKO, MAZABA, MBELENGA et OPANGO-DEKE.
Nous ne voudrions pas oublier les meurtres en septembre 2006 du Major GBONOBE, ancien Directeur du service Informatique à
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la Structure Militaire d’Intégration (SMI), et du Capitaine SUMAILI, ancien pilote présidentiel, tous deux lâchement assassinés à leurs domiciles.
Aux éliminations ciblées des officiers supérieurs congolais qui constituaient des obstacles à l’ascension de Joseph Kabila, il convient d’ajouter le massacre de troupes des FAC : dans la nuit du 23 au 24 novembre 2000 où Joseph Kabila, alors chef d’état-major des forces terrestres des FAC, fit tomber les troupes congolaises dans une embuscade pour faciliter la chute de la ville de PUETO entre les mains des troupes rwandaises. La chute de cette ville stratégique devait ouvrir à Kagamé la voie royale vers Lubumbashi.
Des nombreux témoignages des témoins encore vivants confirment que le général de brigade Joseph Kabila, chef d’état-major des Forces terrestres, ordonna à ses commandants d’achever tous les militaires congolais blessés sur les champs de bataille pour ne pas retarder la retraite des troupes vers Lubumbashi ! Or il y avait plus de 350 soldats et officiers congolais blessés sur le champ de bataille !!! Les officiers congolais choqués et révoltés devant ce comportement criminel de leur général, cherchèrent à l’abattre. Joseph Kabila dû son salut à la fuite précipitée à bord d’un hélicoptère qui le ramena à Lubumbashi d’où il regagna Kinshasa.
Il existe encore aujourd’hui des officiers et des soldats congolais prêts à témoigner contre Joseph Kabila pour ses crimes de guerre !
III. Assassinat de Laurent-Désiré Kabila : ces zones d’ombres qu’on évite d’éclairer
La mort de LD Kabila a déjà fait couler beaucoup d’encre sans que le linceul du mystère qui l’entoure ne soit levé. Loin de nous la prétention de fournir ici les causes cachées et l’identité définitive des vrais auteurs de ce drame qui fait désormais parti de la saga politique congolaise.
Cependant, en plaçant certaines circonstances qui ont précédé et suivi le drame de l’assassinat de LD Kabila dans la droite ligne de l’ascension de Joseph Kabila vers le sommet du pouvoir en RDC, on ne peut qu’être troublé devant la concordance, la cohérence et la convergence de ces faits qui placent le «fils» de LD Kabila au centre même de la scène du drame.
Examinons donc les principaux éléments du décor qui a été planté avant le déroulement du drame proprement dit:
ACTE I : Kinshasa, Octobre 2000 : l’arrestation de Mme SIFA
Mahanya
Madame SIFA MAHANYA, présentée à tort comme étant la mère biologique de Joseph Kabila (nous y reviendrons plus loin), est réellement congolaise et elle est l’une des nombreuses «épouses» déclarées ou connues (plus de dix) de LD Kabila avec qui elle a eu 6 enfants prénommés Joséphine, Cécile, Joseph Kabila : origines cachées et accession sanglante au sommet du pouvoir
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Masengo, Gloria, Kiki et Maguy.
Mme Sifa habitait avec son mari au Palais des Marbres, la Résidence officielle du chef de l’Etat lorsqu’à la fin du mois d’octobre de l’an 2000, LD Kabila eut un malaise sérieux après un repas. Les examens médicaux pratiqués d’urgence diagnostiquèrent un empoisonnement. Et les investigations menées par la sécurité présidentielle ont relevé un faisceau d’indices sérieux de présomption convergeant vers Mme SIFA, qui fut accusée de tentative de meurtre sur son mari et fut aussitôt arrêtée sur ordre de LD Kabila et incarcérée au centre pénitentiaire de Makala au pavillon n°10.
ACTE II : Kinshasa, le 11 janvier 2001 : l’exfiltration de Mme Sifa du Centre pénitentiaire
A l’insu de son «père», joseph Kabila fait exfiltrer Mme Sifa Mahanya de sa cellule, avec la complicité du directeur de la prison, Monsieur Kelly DIDO KITUNGUA. La prisonnière est aussitôt transférée clandestinement à Lubumbashi où elle fut placée à l’abri des regards indiscrets.
ACTE III : Lubumbashi, le 12 janvier 2001: LD Kabila est déconseillé d’effectuer son voyage au Caméroun
Le lendemain de l’exfiltration de Mme Sifa Mahanya, Joseph Kabila déconseille son « père » qui s’apprêtait à se rendre au Cameroun pour prendre part au Sommet de la Francophonie. Joseph persuade LD
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Kabila de ne pas se rendre au Cameroun parce qu’il possédait des renseignements sûrs au sujet d’un complot qui s’y tramait contre sa personne. LD Kabila qui faisait beaucoup confiance à son « fils » annula son voyage au Cameroun. De Lubumbashi, où il se trouvait, le chef de l’Etat regagna directement Kinshasa.
ACTE IV : Kinshasa, le 15 janvier 2001 : Joseph Kabila ordonne le désarmement de la garnison de Kinshasa, puis il part précipitamment à Lubumbashi.
La veille du drame, sur ordre de joseph Kabila, tous les militaires des FAC de la garnison de Kinshasa ont été désarmés sans aucune explication. Bien plus, le colonel Eddy Kapend reçut les ordres formels de Joseph Kabila de procéder à l’arrestation du chef de la Direction Extérieure des renseignements (ANR/DE), Monsieur Ismaël Tutwemoto. Et c’est Monsieur Leta Mangasa, administrateur général en chef de l’ANR qui procéda à cette arrestation.
Et après avoir pris toutes ces dispositions « inexplicables » à première vue, Joseph Kabila s’est envolé brusquement et discrètement à destination de Lubumbashi d’où il fit une sortie mystérieuse hors du pays.
ACTE V : Kinshasa, le 16 janvier 2001 : LD Kabila est assassiné
Dans la mi-journée, des coups de feu retentissent dans l’enceinte du Palais des Marbres, la Résidence présidentielle. LD Kabila, grièvement atteint à la tête, décède peu de temps après, avant même d’être chargé dans l’hélicoptère qui l’a transporté à la Clinique Ngaliema.
C’est à la nuit tombante que Joseph Kabila donne l’ordre d’ouvrir spécialement pour lui l’aéroport de Ndjili fermé dès l’annonce de l’attentat, pour permettre l’atterrissage de son avion spécial en provenance de Lubumbashi ! Ce comportement de Joseph Kabila parait pour le moins étrange !
Comment un fils qui a veillé scrupuleusement à la sécurité de son « père » jusqu’encore la veille, et qui a été même à la base de l’annulation de son voyage au Cameroun parce qu’un danger imminent y planait sur sa vie, comment après l’annonce de l’attentat sur son «père», ce «fils»–là peut-il rester cloîtré à Lubumbashi, à 2 heures de vol seulement de Kinshasa, pour ne rejoindre la capitale qu’à la fin de la journée, plusieurs heures après la mort de son «père» ? Où avait-il passé sa journée ? Qu’a-t-il fait pendant tout ce temps ? D’où venait-il réellement ? Lubumbashi n’était-il pas un divertissement ? Voilà autant de questions sur lesquelles l’enquête sur les causes profondes de la mort de LD Kabila aurait dû se pencher. Cependant, pour notre pays, nous nous y attelons depuis de longues années. Et aujourd’hui, d’innombrables témoignages enregistrés sont à l’étude et à la vérification.
Les témoignages formels du personnel médical congolais qui avait réceptionné le corps de LD Kabila à l’atterrissage de l’hélicoptère confirment sans ambages que le président congolais était bel et bien mort avant son arrivée à la clinique. Pourtant, Joseph Kabila qui avait pris le contrôle des opérations autour de «son père», ordonna le transfert de la dépouille de LD Kabila à Harare au Zimbabwe ! Et multiplia ensuite des communiqués
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mensongers adressés au peuple congolais pour lui faire croire que son président se portait bien. Dominique Sakombi en sait quelque chose !
Pourquoi donc cette mascarade et cette gymnastique macabre autour de la dépouille d’un président de la République ? Un autre mystère ! Mais le dossier détaillé de l’assassinat de LD Kabila encore à l’étude fera l’objet d’un autre exposé.
ACTE VI : Lubumbashi : aux cours des funérailles, Sifa Mahanya est présenté au public comme la « veuve éplorée », et ensuite comme la « mère biologique » de Joseph Kabila !
Mais voilà qu’au cours des funérailles de LD Kabila commencées à Harare pour finir le 23 janvier 2001 par son i nhumation à Kinshasa, Mme Sifa Mahanya, la prisonnière exfiltrée 5 jours avant l’assassinat du M’Zee et cachée à Lubumbashi, est sortie de sa cachette et propulsée à l’avant scène nationale. Elle est brusquement présentée à la presse nationale et internationale comme « la veuve éplorée » du défunt président et … la «mère » biologique de LD Kabila qui venait de prendre le fauteuil de son « père » dans les conditions que l’on sait. Et voilà, la boucle est bouclée !
Pourtant, de son vivant, tout au long de la guerre et durant son mandat à la tête du pays, LD Kabila n’a jamais présenté officiellement au peuple congolais la «première dame», autrement dit son épouse officielle parmi la dizaine de ses épouses ! Or, celle qu’on a présentée comme « la veuve éplorée »
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venait d’être exfiltrée de la prison où elle était incarcérée pour tentative d’assassinat de son mari par empoisonnement. Et l’auteur de cette exfiltration est celui-là même qui a pris le fauteuil de la victime, et en faveur duquel Mme Sifa donna, pour la première fois au monde, le témoignage d’en être «la mère biologique». Faut-il un dessin ?
La mise en scène finale de cette tragédie comporte des failles grossières qui interpellent tous les Congolais dans le drame que traverse son pays la République Démocratique du Congo.
CONCLUSION
Tous les peules du monde indistinctement manifestent, à travers leurs constitutions respectives, une exigence particulière sur l’authenticité de l’origine des hommes ou des femmes qui aspirent à remplir la plus haute fonction de la direction du pays. Cette exigence, loin de traduire un quelconque sentiment de xénophobie ou de discrimination, traduit plutôt le souci de tout peuple de veiller à la sauvegarde de sa souveraineté et de son intégrité nationale.
Pourquoi donc la Communauté Internationale voudrait-elle priver au seul peuple congolais de jouir de ce droit légitime ?
Si l’on compare les différentes constitutions des pays africains, pour ne parler que de l’Afrique, on constate que chaque peuple formule ses exigences au sujet de l’origine des candidats à la fonction de Président de la République, selon ses spécificités propres. Mais quelles que soient les différences de degrés de conditionnalité, tous sans exception, manifestent le besoin ardent
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de garantir l’authenticité des origines identitaires des candidats.
Relevons quelques cas en Afrique :
1) EGYPTE :
Constitution du 11 septembre 1971 révisée le 20 mai 1980
Article 75
Le président de la République doit être égyptien de père et de mère égyptiens, jouir de ses droits civils et politiques et être âgé de quarante ans au moins, calculés selon le calendrier grégorien.
2) CÔTE D’IVOIRE : Constitution de juillet 2000
Article 35
…Le candidat à l’élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante-quinze ans au plus.
Il doit être ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine.
Il doit n’avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne.
Il ne doit s’être jamais prévalu d’une autre nationalité.
3) ALGERIE : Constitution du 28 février 1989 révisée le 18
novembre 1996
Article 73
Pour être éligible à la présidence de la République, le candidat doit :
Jouir uniquement de la nationalité algérienne d’origine. Etre de confession musulmane. Avoir quarante révolus au jour de l’élection.
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Jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques. Attester la nationalité algérienne du conjoint : justifier de la participation à la révolution du 1er novembre 1954 pour les candidats nés avant 1942. Justifier la non implication des parents du candidat né après 1942, dans des actes hostiles à la révolution du 1er novembre 1954 ;…..
4) GABON : Constitution du 26 mars1991 modifié par la loi 1895 du 29 septembre 1995 adoptée par referendum le 23 juillet 1995
Article 10
Sont éligibles à la présidence de la république, tous les Gabonais des deux sexes jouissant de leurs droits civils et politiques, âgés de quarante ans au moins et de soixante-dix ans au plus. Toute personne ayant acquis la nationalité ne peut se présenter comme candidat à la présidence de la république. Seule sa descendance ayant demeuré sans discontinuité au Gabon le peut, à partir de la quatrième génération…
Comme chacun peut le constater à travers les constitutions des quatre pays choisis au hasard, la problématique de l’identité et des origines des candidats à la présidence de la république demeure au centre des préoccupations de tous les peuples souverains.
Voilà pourquoi l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo, APARECO en sigle, dénonce la supercherie et la fraude en cours dans la République Démocratique du Congo où, avec la complicité des autorités politiques et militaires rwandaises, un jeune officier rwandais de l’armée rwandaise a réussi à s’infiltrer dans les rangs de l’armée congolaise, et s’étant hissé au rang de
commandement, en a profité pour éliminer les officiers congolais gênants pour s’accaparer enfin du pouvoir au sommet de l’état congolais, après s’être proclamé «congolais» pour légitimer son imposture et faciliter l’occupation de la partie Est de la République en faveur de ses compatriotes rwandais !
C’est pourquoi nous poursuivrons la lutte pour la libération de la République Démocratique du Congo jusqu’au départ forcé ou volontaire de l’imposteur et de toute la cohorte de ses compatriotes civils et militaires infiltrés dans notre pays, avec l’appui et la complicité de leurs alliés africains et occidentaux.
Si Joseph Kabila entend protester contre les vérités exposées dans ce récit, nous l’invitons donc à nous confondre en fournissant au peuple congolais et au monde entier la preuve irréfutable de ses origines congolaises. La constitution congolaise exige que le candidat à la présidence de la république soit né de père et de mère congolaise. Et parce que Joseph Kabila prétend que LD Kabila et Sifa Mahanya (tous deux des congolais authentiques) sont ses parents biologiques, nous lui lançons de nouveau un défi en l’invitant solennellement à organiser un test ADN par des médecins neutres et assermentés pour prouver sa filiation aux personnes qu’il déclare être ses parents.
Le peuple congolais n’arrive pas à comprendre que la communauté internationale ait interdit formellement aux adversaires de Joseph Kabila de soulever le problème de sa nationalité pendant la campagne des présidentielles, et que la Joseph Kabila : origines cachées et accession sanglante au sommet du pouvoir
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même communauté internationale n’ait pipé mot lorsque les partenaires de Joseph Kabila du PPRD et de l’AMP soulevèrent le même problème de nationalité au niveau des élections des gouverneurs de province !
Chassez le naturel il revient au galop, dit-on. La communauté internationale a bâclé l’étape indispensable de l’opération de l’identification, dans le seul but de protéger son pion favori. Et malgré nos protestations et nos mises en garde sur les conséquences de cette grave omission, le CIAT a fait la sourde oreille et nous a accusé de « xénophobie » ! Aujourd’hui, les institutions de la jeune République (dont le parlement) sont menacées de blocage à cause du problème de l’identité des élus ! Plus de 150 élus nationaux s’avèrent être des étrangers !
C’est pourquoi l’APARECO lance un appel pressant aux hommes et aux femmes de bonne volonté, épris de justice et de liberté pour tous les peuples sans distinction de couleur ni de richesse. Nous les invitons donc à soutenir notre combat aux côtés du peuple congolais trompé, humilié, exploité et dépouillé de toute sa dignité dans un monde où les valeurs de liberté, de justice et de solidarité sont considérées comme le ciment des relations entre les peuples.
Pour le Bureau du Comité national de l’APARECO
Honoré NGBANDA NZAMBO KO ATUMBA
Président national
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Sifa Mahanya et Joseph kabila
De son vivant, tout au long de la guerre et durant son mandat à la tête du pays, LD Kabila n’a jamais présenté officiellement au peuple congolais la «première dame», autrement dit son épouse officielle parmi la dizaine de ses épouses ! Or, celle qu’on a présentée comme « la veuve éplorée » venait d’être exfiltrée de la prison où elle était incarcérée pour tentative d’assassinat de son mari par empoisonnement. Et l’auteur de cette exfiltration est celui-là même qui a pris le fauteuil de la victime, et en faveur duquel Mme Sifa donna, pour la première fois au monde, le témoignage d’en être «la mère biologique». Faut-il un dessin ?
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